Grignoter des chips devant la télévision ou pendant un apéritif peut sembler anodin, mais les effets sur la santé sont préoccupants. Obésité, maladies cardiaques, troubles développementaux chez les fœtus, hyperactivité infantile et risque de cancer… Les conséquences sont réelles pour ceux qui consomment ces encas de manière régulière.
Les amateurs invétérés de chips, souvent des enfants, ingèrent presque 5 litres d'huile par an, accompagnés d'une quantité excessive de sel et de sucre, principalement présents dans l'amidon des pommes de terre. Une surconsommation de ces éléments n’est pas sans répercussions : elle accroît le risque d'obésité, d'hypertension, de diabète de type 2 et de maladies coronariennes. Selon une étude parue dans le New England Journal of Medicine, les chips sont en partie responsables de la montée de l'obésité aux États-Unis. Le Dr Dariush Mozaffarian, cardiologue et chercheur, a tiré la sonnette d'alarme sur ce sujet.
Le Dr Mozaffarian, enseignant à la Harvard Medical School, révèle que la forte concentration d'amidon et de glucides dans les chips perturbe les niveaux de glucose et d'insuline dans le sang. Ce déséquilibre réduit la sensation de satiété, entraînant ainsi une augmentation de l'appétit et de la consommation alimentaire.
Ce phénomène ne concerne pas uniquement les enfants, mais peut également affecter les bébés à naître. Les femmes enceintes qui consomment de grandes quantités de chips et de frites risquent de nuire au développement de leur bébé, semblable à l'impact du tabagisme. En effet, les chips contiennent de l'acrylamide, un composé chimique inodore et invisible, qui endommage l'ADN. Des recherches de l'Institut de recherche en santé Bradford montrent que l'exposition élevée à l'acrylamide est liée à un faible poids à la naissance et à des retards dans le développement du système nerveux chez les nouveau-nés. Vigilance donc sur votre consommation de chips !







