Le chef du Trianon Palace file à l’anglaise
Peu après avoir décroché deux étoiles Michelin, Gordon Ramsay a décidé de revendre ses parts dans le Trianon Palace, actuellement sous la houlette d'Hilton. Un retournement de situation qui soulève des interrogations.
Face à l'abondance d'étoiles, on se demande ce que peut réellement penser le chef britannique de la gestion des étoiles par ses pairs, notamment ceux qui choisissent de remettre leurs étoiles en raison de leur absence. Rappelons qu'il y a plusieurs années, il critiquait un célèbre confrère pour ce choix, le qualifiant de "bullshit".
Un chef médiatique en difficulté
À l'heure actuelle, Ramsay, occupé avec de multiples projets, fait face à des fermetures de restaurants, y compris à Prague et Hollywood. Pendant ce temps, d'autres adresses, comme son restaurant à Dubaï, limitent leurs offres pour s'adapter à une clientèle toujours plus exigeante. Sa vie personnelle n'échappe pas à l'attention des médias, avec des rumeurs persistantes sur des affaires amoureuses.
Il y a trois ans, l'annonce de son arrivée en France avait suscité un grand intérêt. Il promettait d'obtenir les trois étoiles en un temps record, lançant des propos audacieux sur la gastronomie française. Cependant, la récente attribution de deux étoiles a laissé plusieurs chefs perplexes, questionnant la légitimité de Ramsay à recevoir une telle distinction sans même être présent.
Des bilans comptables fragiles
Les récentes difficultés financières de Ramsay sont également préoccupantes. Ses sociétés affichent des résultats inquiétants malgré des revenus importants. Ce qui complique davantage son image, alors que d'autres chefs prennent des risques financiers similaires, déposant le bilan avant de racheter leurs propres établissements.
Quant au Trianon Palace, Hilton a rapidement compris que Ramsay, bien qu'apportant une notoriété indéniable, représentait une charge financière. Ainsi, le personnel des restaurants sous sa supervision a été maintenu, mais le chef risque de s'éloigner définitivement. Même absent lors d'événements importants, son nom continuera d'apparaître au-dessus des établissements.
La qualité des plats pourrait rester inchangée, assurée par son ancien chef, Simone Zanoni, désormais consultant pour le restaurant. Qui sait, peut-être que l'esprit de Ramsay perdurera dans cette cuisine étoilée, même sans sa présence physique.
Actuellement, la qualité des plats est variable, comme en témoigne le raviolo de langoustines d'Écosse qualité correcte mais sans éclat. En revanche, le pigeon royal de Bresse semble avoir gardé toute sa finesse, malgré un coût dépassant les 250 euros par personne. Le Trianon Palace, situé 1, boulevard de la Reine à Versailles, reste un lieu à découvrir, même sans Ramsay.







