Des députés français ont voté un amendement interdisant aux produits végétaux de se présenter comme de la viande, pour lutter contre les pratiques commerciales jugées trompeuses.
Fini le temps où l'on pouvait parler de steaks de soja ou de lait de soja. Le 19 avril, lors de l'examen en commission des Affaires économiques du projet de loi sur l'agriculture et l'alimentation, un amendement porté par Jean-Baptiste Moreau, éleveur bovin et président d'une coopérative agricole, a été adopté. Cet amendement vise à interdire la désignation des produits d'origine végétale sous des termes tels que "viande" ou "produits laitiers".
Des sanctions dissuasives
Les appellations comme "steak", "filet" ou "saucisse" sont désormais proscrites pour les produits d'origine végétale. Cette décision repose sur l'idée de protéger le consommateur contre des pratiques commerciales trompeuses. En pratique, un arrêté précisera la définition d'une part significative de matières végétales, et les violations seront sanctionnées. En cas de non-respect des injonctions judiciaires, une amende pouvant atteindre 300.000 euros sera appliquée.
Les enjeux de la législation alimentaire
Alors que l'Union européenne s'interroge sur les implications du projet d'accord de libre-échange avec le Mercosur, il est légitime de se demander si cet amendement est réellement urgent. La volonté de garantir une information transparente aux consommateurs soulève néanmoins des débats sur la liberté d'étiquetage pour les alternatives végétales.







