Une récente étude met en évidence les dangers méconnus de la margarine, souvent perçue comme une option plus saine que le beurre. Selon les résultats, sa consommation régulière serait liée à une augmentation significative des risques de diabète de type 2 et de maladies cardiaques.
De nombreux consommateurs remplaçaient la margarine par le beurre dans l'espoir de bénéficier d'un choix plus nutritif. Cependant, les recherches indiquent que le risque de diabète de type 2 pourrait augmenter de 41 % chez ceux qui consomment de la margarine, tandis que le risque de problèmes cardiaques augmente de 29 %.
Les résultats de l'étude sur la consommation de margarine
Pour cette étude, des chercheurs ont analysé des données provenant de la cohorte Framingham Offspring, qui a suivi plus de 5 000 participants pendant quatre décennies. Après avoir exclu plusieurs facteurs, dont un IMC trop bas ou trop élevé, l'échantillon final comprenait 2 459 sujets.
Les participants ont été invités à documenter leur consommation alimentaire sur trois jours, comprenant deux jours de semaine et un week-end. L'étude a évalué trois types de graisses courantes dans l'alimentation :
- Le beurre
- La margarine, qu'elle soit entière ou légère
- Les huiles non hydrogénées, telles que l'huile d'olive, de carthame ou de coco.
Les chercheurs ont analysé le lien entre la consommation de ces graisses et le risque de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2, tout en surveillant des indicateurs de santé tel que le cholestérol, la glycémie et l’indice de masse corporelle (IMC).
Un risque accru de maladies cardiaques et de diabète
Les résultats ont révélé qu'une consommation quotidienne de margarine supérieure à 7 grammes était associée à un risque accru d'environ 29 % de développer des maladies cardiaques ainsi qu'une augmentation de 41 % du risque de diabète de type 2. En revanche, les huiles non hydrogénées n'ont pas montré d'impact significatif sur le risque de diabète.
Surprenant, les personnes qui consommaient plus de beurre avaient un risque de diabète de type 2 inférieur de 31 % comparé à celles qui en consommaient moins. De plus, tant le beurre que l’huile semblaient réduire le risque de maladies cardiaques, bien que cette relation varie selon la quantité consommée.
D'un point de vue positif, le beurre a été identifié comme étant le seul type de matière grasse ayant un lien bénéfique avec le cholestérol HDL, ce qui pourrait indiquer un meilleur équilibre métabolique.
Choisir judicieusement sa margarine
Ces nouvelles observations mettent en lumière que la consommation modérée de beurre pourrait ne pas être aussi nuisible qu'on le pensait. L'association positive du beurre avec le cholestérol HDL et la diminution des triglycérides soulève la nécessité de reconsidérer l'usage de la margarine.
Il est crucial de prendre en compte la quantité de graisses saturées dans l'alimentation ; trop de graisses peut être néfaste. Pour réduire les risques cardiovasculaires et de diabète, privilégier les huiles non hydrogénées comme l’huile d’olive en cuisine s'avère être une option plus intelligente.
Pour ceux qui préfèrent la margarine, il est essentiel de choisir des produits récents, sans gras trans, car les margarines anciennes ou partiellement hydrogénées peuvent aggraver les risques de problèmes cardiaques et de diabète.







