Une recherche récente met en lumière un facteur surprenant concernant les bienfaits du régime méditerranéen. Bien qu'il soit généralement reconnu pour ses effets positifs sur la santé cardiaque grâce à sa richesse en fruits, légumes, huile d'olive, poissons et céréales complètes, cette étude révèle que ses avantages semblent principalement réservés aux personnes disposant de ressources financières suffisantes.
Une réduction impressionnante des risques cardiovasculaires
Ce travail de recherche, mené par une équipe italienne, a examiné les régimes alimentaires, le niveau de revenu et l'éducation de près de 19 000 participants. Les résultats montrent que ceux qui bénéficient d'une meilleure situation économique et d'un niveau d'éducation plus élevé présentent jusqu'à 60% de réduction du risque de maladies cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux. À l'inverse, les personnes avec moins de moyens, bien qu'elles suivent le même régime, ne tirent pas les mêmes bénéfices.
Analyse des disparités alimentaires
Les chercheurs ont tenté de comprendre les raisons derrière ces disparités. En premier lieu, ils notent que les comportements de santé tels que le non-tabagisme, l'activité physique régulière et des suivis médicaux sont plus communs parmi les classes aisées. De plus, un revenu plus élevé permet d'accéder à une alimentation plus saine : davantage de poisson, moins de viande, et une plus grande variété de fruits et légumes qui contribuent à une meilleure consommation d'antioxydants, avec une huile d'olive de meilleure qualité.
Les habitudes culinaires en jeu
Les méthodes de cuisson varient également selon le niveau socio-économique. Les individus mieux éduqués et plus riches ont tendance à adopter des techniques de cuisine qui préservent davantage la valeur nutritive des aliments, en particulier des légumes.
Cette étude, publiée dans l'International Journal of Epidemiology, soulève une question cruciale sur l'accès inégal aux bienfaits d'un régime reconnu pour son effet protecteur sur la santé. Les inégalités alimentaires pourraient ainsi accentuer les disparités de santé publique.







