L'association de consommateurs Foodwatch, engagée dans la lutte pour la sécurité alimentaire, a récemment effectué des tests en laboratoire qui ont détecté pour la troisième fois des huiles minérales toxiques présentes dans certains aliments. Cette nouvelle alerte concerne 19 produits, dont 5 vendus en France, qui contiennent des hydrocarbures aromatiques d'huiles minérales (MOAH), des substances particulièrement préoccupantes pour la santé.
Qu'est-ce que les MOAH ?
Les hydrocarbures aromatiques d'huiles minérales, souvent inconnus du grand public, sont des contaminants qui peuvent être présents dans des produits alimentaires courants. Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ces composés sont potentiellement cancérigènes et mutagènes, pouvant altérer notre patrimoine génétique.
Des produits à surveiller en France
Foodwatch appelle à une action immédiate de la part de la Commissaire européenne à la santé, Stella Kyriakides, ainsi que des décideurs de tous les États membres de l'UE, afin de protéger les consommateurs de ces contaminants invisibles. La Commission européenne a toutefois confirmé qu'en 2024, une interdiction stricte de commercialiser des produits contaminés par les MOAH au-delà de seuils définis sera mise en place.
Parmi les produits identifiés en France, on trouve des marques bien connues comme Nutella, la margarine Fruit d'Or, les bouillons de légumes Knorr, et les chocolats Lindor de Lindt. Foodwatch aspire à une réglementation fixant une tolérance zéro pour la contamination par les MOAH dans toutes les catégories d'aliments au sein de l’Union européenne.
Un changement en vue d'ici fin 2024
Depuis 2015, Foodwatch attire l'attention sur ce problème crucial. En 2019, des tests menés sur des préparations de lait infantile avaient révélé des contaminations alarmantes, amenant la Commission européenne à établir un seuil de présence de MOAH dans les poudres de lait infantile lors d'une réunion technique en 2020.
Malgré ces mesures, l'association estime qu’elles ne sont pas suffisantes et insiste sur la nécessité de retirer d'urgence les produits contaminés des rayons. La confirmation de l'interdiction de commercialiser ces produits d'ici fin 2024 pourrait représenter un véritable tournant pour la sécurité alimentaire en Europe.







