Poissons crus : attention aux risques d'anisakidose

Poissons crus : attention aux risques d'anisakidose

La consommation de poissons crus, que ce soit sous forme de sushis ou de carpaccio, peut entraîner des problèmes de santé graves, notamment l'anisakidose. Cette maladie est causée par une larve de ver présente dans certains poissons, entraînant des complications variées au niveau du tube digestif, ainsi que des réactions allergiques.

Si le sushi est devenu votre plat favori, soyez averti des risques d'anisakidose. Ce parasite, connu sous le nom d'Anisakis, cause des symptômes tels que douleurs abdominales, ulcères, et même des réactions allergiques telles que l'urticaire ou l'asthme. Avec la popularité croissante des recettes à base de poisson cru, comme les sushis et les carpaccios, cette pathologie a vu une nette augmentation en France.

Des femmes plus touchées que les hommes

Une étude menée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) de 2010 à 2014 a mis en lumière le nombre croissant de cas d’anisakidose. Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), entre 4 et 14 cas ont été recensés par an, se classant en trois catégories : cas confirmés, cas possibles et cas d’anisakidose allergique. Les espèces responsables de ces infections incluent le maquereau, le colin, le hareng, le merlu, le saumon et le thon. Notablement, 62 % des cas concernaient des femmes. Selon l'InVS, cette prévalence féminine pourrait s'expliquer par un taux de consommation plus élevé de poissons crus chez les femmes.

Précautions à prendre avant de consommer du poisson cru

Pour minimiser les risques, il est recommandé de privilégier les poissons d'élevage plutôt que les poissons sauvages et de congeler le poisson avant sa consommation. L’InVS recommande un minimum de sept jours de congélation pour éliminer les larves d'Anisakis. Si vous ressentez des douleurs abdominales ou des symptômes allergiques après avoir consommé du poisson cru, consultez un médecin. Des traitements tels que l'élimination de la larve par fibroscopie ou l’utilisation d’albendazole, un antiparasitaire, sont disponibles pour traiter l’anisakidose. Des antihistaminiques et des corticoïdes peuvent aider à gérer les réactions allergiques.

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