Un café riche, crémeux et aux arômes envoûtants, voilà la promesse des capsules de café. Alors que les capsules compatibles s'imposent en rayons, il est essentiel de connaître les critères pour bien les choisir.
La richesse des capsules
Ces capsules renferment entre 5 et 5,5 g de café. « Selon l'origine du café et son utilisation (capsules, dosettes, moulu ou en grains), on ajuste la torréfaction et la mouture, » indique Franck Delalande, directeur général de Lobodis. Les capsules sont torréfiées un peu plus intensément et moulues plus finement pour garantir un excellent goût. Qu'il s'agisse de pur arabica ou d'un mélange avec un soupçon de robusta, les options varient d'un espresso fort à un lungo léger, avec des intensités modulables. Chaque marque propose un éventail de choix allant de l'assemblage à l'origine unique.
Différences notables avec les dosettes
Les capsules fonctionnent sous haute pression, généralement entre 15 et 19 bars, permettant une extraction parfaite pour un expresso mousseux. Cependant, elles présentent deux inconvénients majeurs : leur coût élevé, avec un prix moyen de 0,33 € par tasse, et leur impact écologique, malgré les systèmes de collecte mis en place par des marques comme Nespresso.
En revanche, les dosettes produisent un café similaire à celui du filtre, offrant une option souvent moins coûteuse et considérée comme plus écologique, sauf lorsqu'elles sont emballées de manière individuelle dans du plastique. Pour les véritables passionnés d'expresso, les capsules scellées sont de mise : « Lorsque la membrane de la capsule éclate, cela imite le geste du barista italien, optimisant l'extraction des arômes, » explique Jean-Paul Gaillard, président d'Ethical Coffee Company.
Une sécurité sanitaire rassurante
Face à l'explosion des machines à capsules et dosettes, l'ANSES a réalisé une étude en 2013 sur 10 marques représentatives. Les préoccupations portaient principalement sur un éventuel risque de contamination chimique du café en contact avec les matériaux des capsules. Les résultats sont encourageants : les niveaux de contaminants (aluminium, cobalt, chrome, nickel) sont faibles, semblables à ceux du café filtre. À noter qu'aucune trace de bisphénol A ou de phtalates n'a été décelée. Néanmoins, aucune conclusion n'a été formulée concernant le furane, un composé potentiellement cancérigène résultant de la torréfaction. « Le furane s'évapore normalement, mais il est retenu dans les capsules, » précise le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHRU de Montpellier.







