Le Dr Stephen Powis, directeur du NHS britannique, exhorte à interdire la promotion de produits amaigrissants par des célébrités sur les réseaux sociaux.
Un appel urgent à la vigilance
Le Dr Stephen Powis, haut responsable du système de santé britannique, a récemment averti que certaines publications sur les réseaux sociaux présentent des risques considérables pour les jeunes. Ciblant principalement Instagram, il soulève des préoccupations sur la promotion de produits amaigrissants, notamment des thés détox et des pilules, largement véhiculés par des célébrités. Dans un article paru dans The Telegraph, il souligne les dangers pesant sur la santé physique et mentale des jeunes utilisateurs.
Des influenceurs sous le feu des critiques
Le Dr Powis insiste sur le fait que "si un produit semble trop beau pour être vrai, c'est probablement le cas". Selon lui, les dangers associés à la perte de poids rapide l'emportent sur les avantages escomptés. Il cible spécifiquement des figures influentes comme Kim Kardashian, qui compte 126 millions d'abonnés, sa sœur Kourtney, et le mannequin Katie Price, qui promeuvent des substituts de repas et des produits amaigrissants sur leurs comptes. En 2018, Kim Kardashian a été critiquée pour avoir promu une sucette coupe-faim, une publication qui a ensuite été supprimée.
L'ampleur de ce phénomène est telle que des hashtags comme #TeaTox accumulent près de 826 000 mentions, amplifiant l'exposition des jeunes à ces messages peu sains.
Un problème urgent de réglementation
Le Dr Powis s'inquiète du fait que ces célébrités profitent de leur influence pour vendre des produits parfois inutiles, sinon dangereux. "Nos jeunes sont assaillis par des idéaux inaccessibles en matière d'apparence", déclare-t-il. Bien que l'Autorité britannique de la concurrence et des marchés ait récemment annoncé des mesures contre les comptes de célébrités ne divulguant pas leurs partenariats rémunérés, aucune réglementation ne vise encore la nature du contenu promu.
Il appelle ainsi Facebook, Twitter et Instagram à interdire ces publicités, arguant que la santé des jeunes devrait être la priorité. "La prise de toute substance ayant un effet sur le corps, sans avis médical adéquat, constitue un danger", conclut-il. Ce cri d'alarme pourrait inciter à une réflexion plus profonde sur la responsabilité des influenceurs en matière de santé publique.







