Il n'est pas nécessaire de renoncer aux délices du beurre, du comté ou du yaourt grec pour adopter une alimentation équilibrée. Une nutritionniste nous guide pour rétablir notre relation avec les graisses animales, à condition de le faire avec discernement.
Les graisses d'origine animale, que l'on retrouve dans le beurre, la crème, les fromages et même les viandes, contiennent des acides gras saturés. Souvent critiqués, ces acides gras ont été accusés de nuire à la santé cardiovasculaire en obstruant les artères. Pourtant, ils apportent également des vitamines et des minéraux essentiels, ainsi que des protéines pour la viande. La clé réside dans la modération : selon l'ANSES, les graisses animales ne devraient pas dépasser 12 % des apports caloriques totaux, ou 20 à 25 % des apports lipidiques totaux. Il n'est donc pas nécessaire de se priver complètement de ces aliments délicieux, tant qu'on en fait une consommation raisonnable.
Graisses animales : pourquoi et comment consommer avec modération
Il est recommandé de privilégier une consommation raisonnée de viande, en optant pour des morceaux maigres et des viandes peu grasses. La charcuterie, à surveiller de près à cause de sa forte teneur en sel et de sa faible qualité nutritionnelle, doit être consommée occasionnellement, sauf pour le jambon cuit de qualité supérieure. En ce qui concerne les produits laitiers, deux portions par jour (un yaourt et 40 g de fromage) sont considérées comme acceptables. Enfin, pour le beurre et la crème, la modération s'impose également.
Beurre, ghee ou margarine : quel choix faire ?
- Le beurre : incontournable dans la cuisine française, il peut être consommé cru sur du pain ou des légumes, mais à raison de 10 à 15 g par jour.
- Le ghee : ce beurre clarifié très prisé dans la cuisine indienne conserve ses vitamines A et E et ne rancit pas. Malgré ses bienfaits, sa consommation doit rester occasionnelle en raison de sa richesse en acides gras saturés.
- La margarine : généralement composée de divers huiles, optez pour des options qui affichent des allégations santé.
Poissons riches en oméga-3 : une nécessité hebdomadaire
Les poissons dits "gras" tels que la sardine, le maquereau, ou le saumon, représentent une excellente source d'acides gras oméga-3 (DHA et EPA), connus pour leurs effets bénéfiques sur la santé du cœur, la dépression et les maladies inflammatoires. Adoptez une consommation d'au moins 100-200 g par semaine, voire davantage, car les bienfaits augmentent proportionnellement à la quantité. En complément, des poissons comme la truite et le bar, ainsi que des fruits de mer, peuvent enrichir votre alimentation.
Les œufs : un plaisir autorisé
Les œufs peuvent être intégrés à votre alimentation, jusqu'à 5 par semaine. La qualité des graisses dans le jaune dépend de l'alimentation de la poule. Privilégiez les œufs de plein air ou labellisés Bleu-blanc-cœur, qui garantissent une alimentation enrichie en oméga-3, facilement trouvable en supermarché.
Notre experte : Angélique Houlbert, diététicienne-nutritionniste.







