Le terme « droit de bouchon » évoque souvent un concept flou, peu encadré par la législation française. Comme l’indique Tieng Ma, expert en hôtellerie, ce droit n’est en réalité qu’un usage. Il permet aux clients d'apporter leur propre vin au restaurant, souvent dans le but d’économiser sur une carte où le prix des bouteilles peut rapidement grimper.
Un usage répandu mais rare en France
La pratique du droit de bouchon est courante dans de nombreux pays, comme le Royaume-Uni ou l’Asie, mais elle reste minoritaire en France. Tieng Ma souligne que les restaurateurs hexagonaux sont généralement réticents à son application, en raison des implications financières et du travail supplémentaire pour le personnel. En effet, s'occuper d'une bouteille apportée par un client—de la mise en place à la vaisselle—implique des coûts non négligeables.
Les tarifs du droit de bouchon
Il n'existe pas de tarif fixe pour le droit de bouchon, mais la plupart des restaurateurs demandent entre 10 et 20 euros par bouteille. Une augmentation au-delà de ce montant pourrait être considérée comme excessive. Parfois, pour attirer plus de clients, certains établissements choisissent de ne pas facturer cette prestation, préférant une table pleine à une salle vide.
Refus et bonnes pratiques
Le restaurateur a toute latitude pour accepter ou refuser d’appliquer un droit de bouchon. Il est donc conseillé de contacter l'établissement à l'avance pour poser la question. Pour maximiser les chances d'acceptation, mentionner qu'il s'agit d'une occasion spéciale, comme un anniversaire, peut jouer en faveur du client. En revanche, si la bouteille que vous souhaitez apporter est déjà proposée sur la carte, il est préférable de ne pas soumettre de demande. Enfin, il est judicieux de garder un profil bas lors de l'utilisation d'une bouteille personnelle, afin d'éviter que d'autres clients ne soient incités à faire de même.







