Choisir des conserves de poisson saines, riches en micronutriments et faibles en métaux lourds peut s'avérer complexe. Découvrez les recommandations d'une experte en nutrition.
Les poissons à éviter
Le thon, malgré sa richesse en protéines et en vitamines B, est souvent déconseillé. "Il contient des niveaux préoccupants de métaux lourds comme le méthylmercure, surtout chez les grandes espèces de thon rouge", avertit Clara Schoenens, diététicienne-nutritionniste. Cette espèce, souvent issue de pratiques de surpêche, est à limiter, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants.
Bien que le saumon d'élevage partage des caractéristiques similaires, le saumon sauvage peut être une meilleure option s'il provient de filières durables. "Il est riche en astaxanthine, un antioxydant puissant, et en acides gras oméga-3", souligne la nutritionniste. Néanmoins, la contamination par les métaux lourds dépend grandement de sa provenance.
Les choix sains en conserves
D'un autre côté, certains poissons peuvent être consommés régulièrement. Les sardines, par exemple, sont recommandées par Clara Schoenens car elles contiennent entre 1,8 et 2,5 grammes d'EPA et DHA pour 100 grammes. "Leur calcium est très biodisponible et elles offrent des avantages comme le coenzyme Q10, parfait pour le cœur".
Autre option saine : le hareng en conserve, peu salé et riche en nutriments comme la vitamine D et le sélénium. "Il est idéal pour prévenir l'ostéoporose et facilement digestible", précise la diététicienne.
Pour ceux qui ne sont pas intolérants, le maquereau constitue également une alternative intéressante. "Il est riche en sélénium et en taurine, bien que sa teneur en histamines puisse poser problème pour certaines personnes".
En résumé : optez pour des conserves de sardines et de harengs, riches en acides gras oméga-3 et micronutriments, tout en veillant à choisir des produits issus d'une pêche durable pour soutenir votre santé cardiovasculaire et osseuse.







