Bascou, deuxième sommation
Chaque année, à ce moment précis, j’apporte ma passion pour un plat audacieux et audacieux : le lièvre à la royale. Les âmes sensibles pourraient préférer s’éclipser pour consulter la météo ou changer de chaîne. Mais attendons un instant, car ce plat va imprégner votre esprit. Pendant les jours précédents, les salades légères et les boissons rafraîchissantes ne seront que des échos de cette symbiose culinaire que vous vivez avec votre lièvre.
Un mijotage savoureux
Votre ami à fourrure mijote lentement, s’affinant sous le parfum du genièvre, des clous de girofle, de l’ail, et du chocolat amer. Désossé et fourré de foie gras, il macère deux jours dans une marinade de vin rouge, avant d’entamer une longue cuisson de plus de vingt heures. C’est enfin le jour J, et pour moi, la réservation au Bascou à Paris (38, rue de Réaumur) est un véritable hommage à cette tradition.
Une expérience culinaire unique
À table, nous sommes cinq, attendant que la magie opère. Pas d’entrée ni de vin excessif, mais une cuvée Bettina, un Languedoc au caractère affirmé. La découverte du plat est époustouflante. Les mots se révèlent superflus, car l’unique explosion de saveurs parle d'elle-même. Au-delà de sa force brute, ce plat dévoile une élégance subtile, comme une mélodie sous la lune. Puis vient un mille-feuille mémorable, rappelant des souvenirs d’antan au Lucas Carton avec Alain Senderens et son talentueux second, Bertrand Gueneron, maintenant aux commandes du Bascou. La soirée s’achève avec une addition raisonnable : 50 euros pour un plat d’anthologie!







