Le croque-notes de François Simon. Aujourd'hui, le Mini Palais à Paris.
Le plat arrive : un cabillaud délicatement préparé. Une serveuse verse avec précision un bouillon aux arômes subtils de citronnelle et de coriandre, tandis que le serveur s'assure du bon déroulement du service. Dans l'immense salle du Mini Palais à Paris, les convives sont nombreux, savourant un cadre majestueux et une carte inspirée par le grand chef Éric Frechon, bien que celui-ci soit absent, dirigeant son équipe dans ses établissements au Bristol. La cuisine est alors magistralement interprétée par un chef délégué qui s’efforce de reproduire les plats emblématiques. Ce manque de présence, bien qu'il semble anodin, peut créer un écart. Imaginez un dentiste dont le travail est confié à un stagiaire. Cependant, ces chefs assistants sont souvent talentueux et prometteurs, parfois même appelés à briller sous les projecteurs. Au-dessus de ces plats savamment élaborés (environ 25€), ce qui véritablement humanise le repas, c'est le service. Lorsqu'un serveur revient pour proposer le dessert, il apporte une touche d'esprit et une convivialité inestimable. Ce moment devient ainsi gravé dans nos mémoires, car il manquait ce dernier coup de pinceau dans l'expérience culinaire.
Dans un monde où le virtuel et l'absence d’engagement prédominent, un restaurant bénéficie encore d’un atout rassurant : le service. Bien qu’on puisse ne pas connaître le chef en cuisine, la chaleur humaine du service est toujours présente. C'est une véritable revanche pour cette composante souvent oubliée qui, contraire aux tendances modernes, reprend le devant de la scène. Le Mini Palais, situé sur le perron Alexandre III, avenue Winston-Churchill à Paris VIIIe, reste une destination incontournable. Tél. : 01 42 56 42 42.







