Dans une démarche visant à minimiser son impact sur l'environnement, Ikea a révélé qu'elle envisage de retirer tous les produits laitiers d'origine animale de son offre. Une des gourmandises les plus prisées des clients va donc disparaître.
La classique glace à l'italienne à base de lait de vache pourrait ne plus être disponible dans les restaurants Ikea. En effet, le leader de l'ameublement avait déjà introduit une alternative végane à cette crème glacée, d'abord avec une saveur fraise en 2019, puis au chocolat en 2022.
Les motivations derrière cette décision chez Ikea
Dans son rapport annuel sur le développement durable de 2022, Ikea a déclaré son intention de remplacer ou supprimer les produits laitiers afin de réduire l'impact climatique de sa gamme alimentaire, tout en maintenant un bon goût. Ainsi, la célèbre glace à l'italienne proposée à 1€ devrait être définitivement remplacée par une version végétale. L'entreprise vise à réduire de moitié ses émissions de carbone d'ici 2030 et se dit sur la bonne voie : selon son rapport FY22, l'empreinte carbone engendrée par son activité est estimée à 25,8 millions de tonnes d'équivalent CO2, ce qui représente une baisse de 5% par rapport à l'année précédente, malgré une hausse des ventes atteignant 44,6 milliards d'euros en 2022.
Une transition vers une cuisine 50% végétale chez Ikea
Ikea a commencé à faire évoluer son offre en 2015 en introduisant une alternative végétarienne aux célèbres boulettes de viande. Cette stratégie semble porter ses fruits, car la part de marché des alternatives végétales a progressé de 14% à 17% entre 2021 et 2022. En plus des boulettes, Ikea propose également un hotdog végétal et un haché végétal pour ceux qui souhaitent préparer leurs propres burgers. Dans son élan vers une restauration plus verte, Ikea a annoncé qu'50% des plats principaux offerts dans ses restaurants seront d'origine végétale d'ici 2025.
L'impact environnemental du secteur laitier
La décision d'Ikea s'inscrit dans une volonté de réduire l'empreinte carbone associée à l'industrie laitière. Selon les données de la FAO, ce secteur représente environ 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Les conséquences délétères de l'élevage sont bien connues, avec une étude de Greenpeace mentionnant que l'élevage contribue à 14,5% des émissions liées aux gaz à effet de serre à l'échelle mondiale. Toutefois, il reste à évaluer l'impact carbone des substituts végétaux proposés, qui peuvent également être énergivores.







