Le docteur Jiri Kubes, radio-oncologue respecté et directeur médical d’un centre de protonthérapie en République tchèque, met en lumière la nécessité de réduire la consommation de deux aliments majeurs : l’alcool et la viande transformée. Ces deux éléments sont fortement associés à une augmentation du risque de divers types de cancers.
Chaque année, de nouvelles recommandations émergent en matière de santé. Toutefois, certaines directives demeurent indispensables pour garantir notre bien-être. Selon le Dr Kubes, l’alcool constitue un danger significatif, susceptible de favoriser des cancers du sein, du côlon, de l’œsophage, ainsi que d’autres formes.
« Plus vous buvez, plus le risque est élevé »
Une consommation excessive d’alcool nuit aux cellules, entravant leur capacité de réparation. En outre, cela perturbe le fonctionnement hormonal, entraînant une division cellulaire accrue, un facteur de risque pour le développement tumoral.
Le Dr Kubes souligne : « Nous ne savons pas exactement à quel moment les risques deviennent significatifs, mais il est prouvé que la consommation d’alcool est directement proportionnelle à l’augmentation du risque. » Par conséquent, il préconise de diminuer autant que possible la consommation d’alcool, tant pour réduire le risque de cancer que pour protéger la santé du foie et le bien-être général.
« Limiter les viandes transformées est capital »
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a établi un lien fort entre la consommation de viande transformée et le cancer colorectal. En particulier, des produits tels que le jambon, les saucisses et les hot-dogs, souvent traités par fumage ou salage, doivent être limités.
Selon le Dr Kubes, « il est recommandé de consommer les viandes transformées avec modération. En outre, un régime alimentaire équilibré, riche en fruits, légumes et céréales complètes, est essentiel. »
Des recherches de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale soulignent également les risques liés à la viande rouge. Une étude de 2017 a révélé que les consommateurs les plus élevés de viande rouge présentent un risque accru de 30 % de développer un cancer comparativement aux consommateurs les plus faibles.
« L'importance de rester actif »
Au-delà de la limitation de l’alcool et des viandes transformées, le Dr Kubes rappelle que d'autres habitudes de vie influencent également la prévention des cancers. « Maintenir un poids sain et être actif sont primordiaux pour notre santé globale, » insiste-t-il.
Enfin, il souligne l'importance d’un dépistage régulier et de rester vigilant face à tout symptôme inhabituel. « Si vous vous inquiétez de votre risque de cancer ou de tout symptôme, il est crucial d'en parler avec votre médecin, » conclut-il.







