À compter du 2 avril 2021, la Commission européenne a décidé d'imposer une limite stricte de 2 % d'acides gras trans dans les aliments transformés. Cette initiative vise à améliorer la santé des consommateurs, alors que les excès de ces graisses sont liés à des maladies cardiovasculaires et d'autres problèmes de santé.
Les dangers des acides gras trans
Utilisés depuis les années 1950 dans l'industrie alimentaire pour améliorer la conservation et la texture des produits, les acides gras trans se retrouvent dans divers aliments comme les frites, les viennoiseries et les collations salées. Toutefois, des études récentes soulignent les dangers associés à leur consommation excessive, notamment un risque accru de maladies cardiaques, de cancers et de maladies neurodégénératives.
Une action mondiale pour interdire ces graisses nocives
La lutte contre les acides gras trans a gagné en ampleur, l'OMS préconisant leur élimination d'ici 2023, estimant qu'ils causent chaque année environ 500 000 décès dus à des maladies cardiovasculaires. L'Europe a suivi cette tendance, des eurodéputés ayant déjà appelé à une régulation de leur usage, évoquant divers problèmes de santé liés à leur consommation, tels que le diabète et l'infertilité.
Comparaison internationale des régulations
Des pays comme les États-Unis et le Canada ont déjà retiré ces graisses de leur alimentation depuis plusieurs années, respectivement en 2015 et en 2018. Le Danemark, quant à lui, avait été précurseur en instaurant une réglementation sur les acides gras trans dès 2003. En France, cependant, l'ANSES souligne que les acides gras d'origine naturelle ne présentent pas de risque avéré dans l'alimentation courante, incitant néanmoins à réduire leur utilisation.







